La mer qui borde la Corse cache bien des trésors. À quelques centaines de mètres ou kilomètres de ses côtes, des îles discrètes, silencieuses ou habitées, offrent de merveilleux paysages, des eaux chaudes et des fragments d’histoires humaines ou naturelles. Loin des circuits connus, elles dessinent une autre carte de la Méditerranée, intime et vivante.
L’île de Cavallo
Cavallo est une île privée, à la pointe sud de l’île de Beauté qui abrite quelques résidences blotties entre les rochers de granit et les plages de sable blanc. Sa beauté réside dans le contraste d’un lieu habité mais souvent désert. L’eau, d’un bleu limpide, invite à la contemplation autant qu’à la baignade.
Les allées de terre battue, les villas aux toits plats, les criques cachées, tout y respire le calme d’un monde sans trop d’agitation. Cette île secrète conserve une atmosphère paisible, où le temps semble s’écouler au rythme des vagues. À Cavallo, chaque coin de sable raconte une histoire, loin du tumulte des grandes foules.
L’île Lavezzo
Comme l’île de Cavallo, cette île fait partie de l’archipel des îles Lavezzi. Elle s’étend sur une terre plate, battue par les vents, où le soleil tombe sur les roches blanches. C’est un cimetière en pleine mer qui abrite une stèle dédiée aux marins du Sémillante, naufragés en 1855. Dans les environs, les lézards filent entre les pierres, les goélands crient et la mer s’échoue sur les rochers.
On accoste cette île en silence, comme pour ne pas troubler sa quiétude. La nature y impose sa loi, sauvage et indomptée, offrant un spectacle brut. Chaque cri d’oiseau sur cette île participe à une symphonie naturelle, douce et apaisante.
L’île Piana
L’île Piana fait aussi partie de l’archipel des îles Lavezzi . On ne peut y marcher librement car, la faune y est trop fragile. Ses plages à fleur d’eau attirent les kayaks et les petits bateaux. À marée basse, elle semble flotter sur la mer, entourée de fonds transparents. Cette île d’une grande beauté attire le regard.
Le ballet des kayakistes glissant doucement sur ses eaux cristallines donne vie à ce paysage merveilleux. Chaque rayon de soleil semble y danser avec légèreté, révélant une palette de bleus qui captivent les yeux.

L’île de la Pietra
L’île de la Pietra est située au large du village l’île-Rousse. Elle est reliée à la terre par une digue et reste un lieu de promenade autant que d’observation. Le phare qui la domine évoque une sentinelle ancestrale, solide et immobile face au temps. Autrefois point stratégique pour la navigation, elle est aujourd’hui le théâtre des couchers de soleil les plus éclatants de la Haute-Corse.
Certains s’y baignent, dans les criques creusées par la mer, tandis que d’autres viennent simplement s’asseoir pour contempler l’horizon. En flânant sur ses sentiers, on touche du doigt le mélange subtil entre histoire et nature sauvage.
L’île de San Ciprianu
Au large de la baie de San Ciprianu, une petite île émerge. Les pêcheurs y passent parfois, les amateurs de snorkeling aussi, attirés par la richesse des fonds. Rien ne pousse sur cette roche claire, sinon quelques herbes.
L’île de San Ciprianu se révèle uniquement aux visiteurs attentifs. Son charme discret réside dans le calme qui y règne. Ce bout de rocher dégage une force tranquille, à l’image d’un trésor caché que seuls les plus curieux peuvent apprivoiser. Dans le silence des eaux alentours, chaque plongée révèle un monde fascinant.
L’île de Capraia
Capraia, bien qu’italienne, reste très proche du Cap Corse. On l’aperçoit les jours clairs depuis la pointe nord de l’île. D’origine volcanique, elle se compose de falaises abruptes, de maquis sec et d’un petit port tranquille. L’ancienne prison, aujourd’hui fermée, garde la mémoire d’une époque révolue. Les randonneurs y trouvent des sentiers escarpés et les plaisanciers des criques oubliées des cartes.
Les sentiers de cette île volcanique invitent à la découverte, au détour de panoramas à couper le souffle. Ici, les souvenirs du passé se mêlent aux promesses d’aventures encore à vivre. Chaque recoin de cette terre sauvage dévoile un fragment d’histoire, tandis que les espèces marines rares y vivent en toute tranquilité, comme protégées du tumulte du monde.
L’île d’Elbe

Elbe est plus vaste et plus peuplée que les deux autres îles de l’archipel toscan (Capraia et Pianosa). C’est une île où l’on vit, travaille, où les bateaux se croisent et où les souvenirs de Napoléon sont encore vivants. Elle s’étend sous un ciel clair face à Bastia. Les villages accrochés aux collines, les plages de galets, les anciennes mines, tout contribue à créer une diversité d’atmosphères.
Entre ses villages animés et ses criques isolées, Elbe offre une mosaïque de sensations mêlant douceur méditerranéenne et reliefs chargés de souvenirs. Les ruelles racontent des histoires séculaires, tandis que le parfum des pins maritimes flotte doucement dans l’air, invitant à la découverte : on y ressent l’écho puissant d’un passé impérial.
Les îles Finocchiarola
Les îles Finocchiarola sont un ensemble de trois îlots proches les uns des autres. Jadis habitées, elles sont aujourd’hui une réserve naturelle protégeant plusieurs espèces animales. Les ruines d’une tour génoise du XVIe siècle rappellent que ce groupe d’îlots servait de sentinelle. Peu fréquentés, ils offrent une vision authentique du rivage nord de la Corse, avec une lumière plus vive et des vents plus frais.
Le vent souffle fort et l’eau est incroyablement claire, créant un paysage unique autour de ces petites îles peu connues. Finocchiarola attire les plongeurs pour la beauté de ses fonds marins et ceux qui aiment la tranquillité viennent s’y ressourcer. Sur les îles Finocchiarola, tout invite à ralentir, à observer et à se laisser porter par la simplicité des éléments.


